Vampire Knight : The Curse

Dans ce RPG portant sur Vampire Knight, vous trouverez de nouvelles castes : de nouveaux ennemis, dissimulés dans l'ombre se préparant à une nouvelle Guerre des Clans. Réservé aux plus de dix-huit ans.
 
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 Je parle japonais, mais je danse russe [ en conctruction]

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Masha O. Yamada

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Féminin

MessageSujet: Je parle japonais, mais je danse russe [ en conctruction]   Ven 11 Jan - 6:08



Masha Olya Yamada







"Si une image vos mille mots, les actes que l'on pose peuvent en dire plus que les mots de toute une vie."


Nom : Yamada
Prénom : Masha, second prénom en l’honneur de sa grand-mère maternelle Olya
Surnom : Aucun pour le moment
Âge : 17 ans
Date de naissance : 09 octobre
Origine : Mère russe et père Japonais.
Race : Humaine -  Modifiée
Profession : Héritière de l’empire familial / étudiante à domicile / rêveuse professionnelle
Famille :
Les parents de Masha sont tous deux encore en vie, mais ils ne passent pas beaucoup de temps ensemble. Masha se demande même si son père et sa mère ont suffisamment passé de temps seuls entre eux un jour pour la concevoir. Elle n’a ni frère ni sœur, pas même un chien et ça ne la dérange pas. Sa vraie famille à ses yeux, ce sont son précepteur  et sa nourrice. Un vieillard asiatique et une bonne femme aussi ronde et douce qu’une matriochkas… Un charmant portait de famille n’est-ce pas?
Pouvoir : Prémonition. Au contact direct d’une personne ou plus rarement d’un lieu/d’un objet à condition que celui-ci soit hautement empreint d’énergie, l’esprit de Masha est violemment assaillit par une vision de l’avenir.
Arme de prédilection : Le fouet (mais elle l’ignore encore)
Club : N/A
Avatar : Personnage original de l’artiste Tsvetka, sur deviant art.


Histoire




La naissance qui tua l’amour

Ce qui au départ ne devait être qu’un mariage d’intérêt faillit bien se transformer en union d’amour sincère, ce qui en aurait surpris plus d’un. Après tout, combien de mariages arrangés se sont réellement transformés en conte de fée?  N’étant aucunement versé dans la religion, l’un comme l’autre, les deux inconnus se rencontrèrent pour la première fois chez un notaire. Lui en compagnie de l’avocat de sa société, soigneusement sélectionné par son père. Elle en compagnie de son père, digne représentant d’une des plus anciennes familles de Saint-Pétersbourg avec tous ses titres de noblesse. Chacun voyant en l’autre un parti suffisamment digne pour être lié à son sang.

Les premiers jours se résumèrent à une suite incessante de rencontre avec des entités juridiques pour remplir de la paperasse. Il fallut bien compter presque une semaine pour que les nouveaux mariés emménagent dans leur nouvelle résidence commune. Celle-ci se trouvait au Japon, tel que négocier dans le contrat prénuptial- comme tant d’autres choses-, afin que toute progéniture éventuelle puisse bénéficier de la double nationalité.  Ce n’est qu’une fois seuls, devant un repas, qu’ils échangèrent leurs premiers mots. Ce soir-là, ils échangèrent leurs visions et leurs attentes sur l’avenir qui les attendait.

À sa grande surprise, l’homme découvrit que, bien qu’issue d’une famille extrêmement riche, sa nouvelle épouse espérait pouvoir prendre part à l’exploitation de son entreprise plutôt que de simplement vivre de leur fortune et se laisser entretenir. De son côté, la femme découvrit que le mari qu’on lui avait choisi accordait de l’importance à ses paroles et voyait en elle plus que ses titres. En une longue nuit de discussions, durant lesquelles plusieurs bouteilles de vins furent vidées, le couple rattrapa tout le temps que leur relation n’avait pas eu la chance d’avoir avant le mariage.

Si une seule nuit leur suffit à faire connaissance, six mois furent suffisants pour qu’ils apprennent à vivre en tant que Monsieur et Madame Yamada.  Madame fut rapidement introduite à la direction de la compagnie afin d’assister son époux et en un rien de temps le couple parvint à faire ses preuves, autant en tant que partenaires de vie que partenaires d’affaires.  Tout s’annonçait si bien! Jusqu’au moment fatidique d’entreprendre sérieusement la conception de leur premier héritier. Ils avaient, lors de leur première discussion, décidé d’avoir trois enfants avant de penser à en avoir plus. Ou disons plutôt qu’ils s’étaient mutuellement surpris en découvrant qu’ils désiraient tous deux avoir de nombreux enfants. Le chiffre de trois n’avait été dicté que par le hasard. Oui, il arrive parfois que l’on prenne des décisions étranges lorsqu’on est imbibé d’alcool… Comme de prendre une décision délicate sur le résultat d’un jet de dé.

Après plusieurs mois de… d’efforts assidus, le couple commença à s’inquiéter du manque de résultat. Ils décidèrent donc de prendre rendez-vous dans une clinique privée de fertilité, espérant obtenir ainsi des réponses. Mais ils n’étaient pas préparés à celle que les spécialistes allaient leur donner. Pour faire simple, la nature ne les avait pas faits pour être ensemble. Pris individuellement, ils étaient tous deux pleinement fonctionnel et auraient sans doute aucunement besoin de l’intervention d’une tiers partie pour concevoir la vie… Mais ensemble, eh bien, ils auraient besoin du numéro que le médecin s’apprêtait à leur donner.

Ayant les moyens et la ferme résolution de concevoir – le fait que le contrat de mariage stipule la naissance d’un enfant dans les cinq premières années de vie commune n’ayant évidemment aucun poids dans la balance- le couple  Yamada fit affaire avec le contact du spécialiste qui avait rapidement su gagner leur confiance.  Il s’écoula exactement 148 jours entre les premiers prélèvements et le premier test de grossesse positif.  La vérité sur ce qui avait été fait sur l’éprouvette gagnante ne serait pourtant jamais connue des géniteurs. L’argent amène souvent à obtenir ce que l’on veut rapidement… Mais la vie aura toujours son mot à dire.  

C’est paroles se traduisirent par une grossesse de plus difficile. Le praticien et la sage-femme engagés pour suivre la gestation en vinrent même à se demander si on ne leur jouait pas une grande farce. Un problème n’attendait pas l’autre pour pointer le bout de son nez, au point tel qu’alors qu’on perdait de plus en plus le contrôle du diabète gestationnel de madame Yamada, aux environs de la fin du sixième mois de grossesse, la femme fut admise d’urgence à l’hôpital pour une pré-éclampsie.  La vie de la mère et de l’enfant entra presque en compétition, compliquant le travail des médecins qui de plus devaient se heurter à la sage-femme qui ne quittait jamais le chevet de la patiente.

De longues et difficiles semaines furent nécessaires pour stabiliser l’état de la mère et s’assurer que l’enfant soit suffisamment développée. Plus rapidement qu’on ne l’aurait voulu, pourtant, il fallut se résoudre à mettre un terme à la grossesse. Une césarienne avait été prévue, mais encore une fois la vie en décida autrement et la naissance eut lieu par voie naturelle. Mère nature ne trouva pas de meilleure façon de clore cette grossesse que par un bain de sang.  L’hémorragie qui suivit l’accouchement fut tel que tout souvenir de ces sept mois furent ne pourraient jamais être perçu autrement que comme un cauchemar.

Les Yamada se retrouvèrent avec une toute petite fille en parfaite santé, mais aussi le deuil de ne plus chercher à agrandir leur famille. Cette grossesse difficile et ses conséquences meurtrirent le couple au point où, même s’ils ne l’avouèrent jamais, ils éviteraient la présence de conjoint et enfant en se noyant dans le travail.
La découverte d’une passion
Si sa conception n’avait été qu’une mer tumultueuse, ses premières années de vie furent aussi douces qu’un long fleuve sinueux. Laissée au bon soin d’une nourrice, en qui la famille de madame avait porté toute leur confiance, le développement de la petite Masha ne laissa jamais deviner toutes les épreuves qu’avait affrontées sa mère lors de mise au monde.  Très éveillée et réactive, l’enfant mena un début d’existence des plus ordinaires. Une vie simple, bien que solitaire, qui pourtant permis à cette jeune fleur de lentement s’épanouir mieux que quiconque n’aurait pu l’espérer.  

Quand l’âge de l’éducation sonna, plutôt que de placer l’enfant dans une école privée comme ses parents l’avaient vécu, il fut décidé qu’un précepteur lui serait attitré. Ainsi, en assurant l’éducation à domicile, l’enfant pourrait aller et venir entre le Japon et la Russie aussi souvent que ses grands-parents le désireraient. Ou plutôt, aussi souvent qu’Olya Borozdine l’exigerait. La grand-mère de la petite avait un caractère imposant et contrairement aux géniteurs, elle comptait profiter de la naissance de sa petite-fille. Au début, c’était surtout sa grand-mère qui faisait le voyage pour venir lui rendre visite, ne prévoyant pas la faire venir en Russie avant ses cinq ans.  Si les voyages forgent le caractère, il n’en faut pas moins être doté d’un minimum de raison pour savoir les apprécier.

Le premier souvenir dont Masha peut se rappeler clairement en compagnie de sa grand-mère, c’est celui du jour où on lui offrit sa passion sur un plateau d’argent. Elle devait être âgée de quatre ans lorsqu’elle porta réellement attention aux photographies que son aïeule amenait avec elle lorsqu’elle venait lui rendre visite.  

Sagement assise sur le lit de la chambre d’invités, comme à son habitude, Masha observait attentivement sa grand-mère défaire son bagage à main. Si le reste de ses effets personnels étaient  pris en charge par les employés de maison, ce bagage en particulier était toujours défait par la vieille dame. Il contenait une petite boîte à musique en forme d’œuf de Fabergé, une boulle à neige à l’effigie de Moscou ainsi que plusieurs portraits tous joliment exposés dans de très anciens cadres aux formes variés mais tous fait de métal et forgé à la main par des artisans.  Ce jour-là, après avoir soigneusement placé la photographie du jour de son mariage au coin de la table basse, Olya fut surprise par une exclamation d’admiration de sa petite fille.

«Qu’elle est jolie! Babushka, qui s’est la dame?» Demanda l’enfant, tenant fermement le portrait d’une jeune femme posant gracieusement au centre d’une scène dans un costume splendide.
Attendrie, la dame prit place aux côtés de sa descendante et caressa tendrement ses cheveux  avant d’elle aussi laisser ses yeux se poser sur la vieille photographie. Cette image en noir et blanc était un vestige d’une époque révolue, temps béni où cette ballerine était au sommet de sa gloire.

«C’est une photo de moi, lorsque j’étais jeune. C’était il y a très, très, très longtemps. »

«Tout le monde s’habillait comme ça il y a très, très, très longtemps?»

«Non, seulement les ballerines.» Répondit la dame après avoir échappé un rire.

«C’est quoi une ballerine, Babushka?»

Sa grand-mère lui expliqua qu’il s’agissait du nom que l’on donnait à des danseuses extraordinaires. Plus elle lui parlait de son passé de ballerine, plus Olya attisait les flammes de la curiosité dans le cœur de sa petite-fille. Tous les voyages qu’elle avait fait, tous les endroits du monde où elle avait dansé. La tendresse avec laquelle elle parlait de la beauté de la musique et de la magie des costumes qu’elle avait eu la chance de porter finirent par conduire à l’inévitable.
«J’aurais aimé te voir danser.» Soupira la petite fille, caressant le portrait du bout des doigts, le regard rêveur.

«Cela fait bien longtemps que je ne danse plus, mais…» La dame ne termina pas sa phrase, plutôt, elle offrit à sa descendante un sourire complice avant de se lever pour se remettre à la personnalisation de la chambre.  Au repas ce soir-là, alors que Masha terminait son dessert seule à table, sa grand-mère fit quelques appels à de vieilles connaissances.

Quelques jours plus tard, alors qu’elle jouait dans sa chambre peu avant l’heure d’aller au lit, la petite fut rejointe par sa nourrice. Mais avant qu’elle n’ait pu plaider sa cause pour gagner quelques minutes supplémentaires, elle vit sa gardienne poser robe et collant sur son lit. Sans oublier les horribles chaussures noires qu’on l’obligeait toujours à porter lorsqu’elle devait sortir et faire bonne impression devant les grandes personnes.  

«Votre grand-mère a une surprise pour vous. Venez vous habiller, elle vous attend au salon et la voiture sera bientôt là.» Son éternel sourire aux lèvres, la nourrice fit signe à l’enfant d’approcher, déboutonnant déjà la robe qu'elle devait lui mettre.

Assise dans son siège pour enfant, Masha attendit que le chauffeur se soit installé derrière le volant pour questionner sa grand-mère, mais celle-ci se contenta de lui dire de faire preuve de patience. Elle ne restait que rarement debout aussi tard, alors l’enfant se demandait ce qui lui valait ce privilège. Même lorsqu’elles arrivèrent à destination, rien ne lui permit de lever le voile du mystère, car l’immense bâtiment où elles furent déposées lui était inconnu.  Gravissant les grands escaliers, fermement agrippée à la main de son aïeule, Masha se demandait ce que pouvait bien être cette surprise. Quelle surprise pouvait être faite à une enfant au milieu de centaines d’adultes inconnus?

Un homme en complet les salua respectueusement avant de les conduire dans une toute petite pièce. Une fois seule, sa grand-mère se débarrassa de son manteau et s’approcha de l’épais rideau de velours au fond de la pièce. «Approche, Masha.» L’invita la dame en voyant que sa petite-fille ne bougeait pas.  À la grande surprise de celle-ci, l’aînée repoussa le rideau pour dévoiler un petit balcon occupé par deux fauteuils. Le duo se trouvait dans une loge privée au plus grand théâtre de la ville, car ce soir il y avait une représentation du Ballet National du Japon.
«Voilà, tu verras mieux ainsi.» Dit la vieille femme en installant sa petite-fille sur le fauteuil de droit, là où un siège d’apoint avait été mis pour elle. «Ce soir, nous allons voir des ballerines.» Annonça-t-elle en prenant place à ses côtés en faisant un signe vers la scène.

«De vraies ballerines!?»

«Oui, de vraies ballerines… La musique sera un peu forte parfois, alors n’hésites pas à me le dire si tu as mal aux oreilles.» La prévint sa grand-mère avant d’embrasser son front.

Les neuf minutes d’attentes qui suivirent, la petite fille s’agitât sans cesse dans son siège jusqu’à ce que les lumières vacillent, annonçant le début de la représentation. La pièce dura plus de quatre-vingt-dix minutes et à la grande surprise de l’ancienne ballerine, Masha était encore éveillée et en totale admiration au moment du grand salut général. Elle put contempler sa petite fille applaudir, le regard brillant, alors que les danseurs quittaient tour à tour la scène.  Cette nuit-là, un lien inébranlable se créa entre la grand-mère et sa petite fille. La passion qui avait animée la vie de l’aînée de si nombreuses années venait de s’ancrer dans l’âme de sa descendante.

«Babushka…» Demanda la petite voix somnolente de l’enfant, tendrement agrippée au coup de sa grand-mère qui avait décidé de la porter elle-même jusqu’à l’intérieur. La petite ayant finalement cédée au sommeil sur le trajet du retour.

«Oui, Masha?»

«Je veux être une ballerine moi aussi…» Cet aveu fit sourire l’ancienne ballerine qui, sans répondre, se promit de lui apprendre à danser.  Et il n’y a pas meilleur professeur de danse qu’une vieille ballerine au passé glorieux qui rêve de revivre sa passion à travers vous…

****

«Oui, Babushka.» Répondit la jeune fille, maintenant âgée de neuf ans, à qui sa grand-mère venait de demander d’attendre sagement.

Étant en visite en Russie, Masha bénéficiait de toute l’attention de sa grand-mère et comme c’était souvent le cas, il y avait eu cours de danse aujourd’hui. Vêtue de son justeaucorps et de ses collants, chaussons de danse à la main, la jeune fille et sa grand-mère étaient sur le point de rentrer à la maison lorsqu’elles avaient croisée la route d’un ami de l’aînée. Ayant quelque chose d’import à lui dire, il avait donc demandé à ce qu’elle lui accorde quelques minutes.

C’est ainsi que Masha s’était retrouvée seule dans le couloir de la prestigieuse académie de danse de Moscou. Étant une célébrité dans le milieu, sa grand-mère n’avait eu aucun mal à réserver une salle libre afin de pouvoir venir l’entraîner dans un environnement digne de ce nom. Les secondes passaient et Masha était sur le point de s’ennuyer lorsqu’une porte s’ouvrit pour laisser passer une adolescente en sanglot. La jeune fille aurait voulu la suivre pour la consoler, mais la musique qui s’échappa de la même pièce l’en empêcha. Il s’agissait de l’œuvre préférée de sa grand-mère ; la valse des flocons de neige. L’une des scènes les plus animées de Casse-noisette.

Intriguée, Masha s’approcha donc de la porte laissée ouverte et y passa le nez. Une dizaine de jeunes danseuses, toutes bien plus âgées qu’elle, se tenait en rang, en première position près de barres de danse. Un homme d’une quarantaine d’année, aussi imposant de taille que de charisme, se tenait au fond de la pièce et donnait des directives en cadence avec la mélodie. Il donnait davantage l’impression d’un sergent instructeur que d’un professeur de ballet. À cette époque, le russe de Masha n’était pas aussi fluide que son japonais. Aussi, elle avait du mal à comprendre ce que l’homme soupirait d’un air dégoûté entre deux ordres.

Elle ne sut pas pourquoi, et ne le se l’expliquerait jamais, mais sur un coup de tête, elle enfila ses chaussons et se glissa discrètement au bout de la rangée de danseuse. Elle suivit de son mieux la première série d’enchaînement, le temps que son cerveau assimile la routine que l’homme leur demandait. Une fois cela fait, elle n’eut plus besoin d’observer sa voisine et pu fermer les yeux pour se laisser guider par la musique. Son corps enchaînait les pas au rythme de la voix de l’imposant inconnu, mais son esprit était complètement ailleurs. Porté par ses souvenirs, revoyant les danseuses virevolter sur scène alors qu’elle admirait Casse-noisette pour la première fois.

Soudain, la musique s’arrêta et le corps de Masha se figea. Ouvrant les yeux, elle découvrit que l’homme était désormais devant elle, les autres danseuses s’étant agglutinées près du miroir. Cet homme si grand, si imposant, dégageait quelque chose d’étrange. Une chose que Masha n’avait jamais ressentie par le passé.  Comme si l’air autour de lui, qui donnait l’impression de vibrer, était teinté par son âme.  Peut-être aurait-il fallu que la jeune fille ait peur de lui? Mais étrangement, malgré ces sensations étranges, tout ce que le regard sévère de l’homme arrivait à faire était de lui donner envie de lui prouver que tout ce qu’il avait tort de tout ce qu’il pouvait penser.

L’inconnu s’adressa à elle, mais Masha ne saisit pas tous les mots qu’il avait utilisés. Ce qu’elle avait compris de son discours se limitait à «qui» et «pourquoi».  Et n’obtenant pas de réponse, l’homme soupira et leva les yeux au ciel en lui demandant si au moins elle parlait russe. Cette fois, Masha su tout de suite ce qu’elle avait envie de répondre, ce qui n’arrivait que rarement. Si, elle parlait russe. Peut-être pas encore parfaitement, mais ça n’avait pas d’importance.

«Peu importe.» Commença-t-elle sur en relevant le menton, le défiant du regard pour lui faire comprendre qu’elle lui tiendrait tête et ne courberait pas l’échine comme les autres. «Parce que je Danse russe.» Sur ce, elle monta sur ses pointes en relevant gracieusement les bras avant de faire une arabesque qu’elle avait passé la journée à pratiquer sous les conseils avisés de sa grand-mère.

«Masha!» Surprise par l’éclat de voix de sa grand-mère, la jeune fille se redressa et détourna son attention de l’homme. Croisant le regard de son aïeule, elle comprit que la discussion s’était terminée avant qu’elle n’ait eu le temps de revenir là où on l’avait laissée. Elle s’éloigna donc de la barre de danse pour retourner auprès de sa grand-mère qui secouait la tête. Celle-ci s’apprêter à s’excuser auprès du professeur de danse pour cette intrusion lorsque ce dernier, contre toute attente, se mit à rire.

«Ah! Évidemment! J’aurais dû comprendre d’où venait ce comportement si particulier. Pardonnez-moi Olya, je n’ai pas fait le lien entre vous, même si on m’avait prévenu de votre visite aujourd’hui.» Le sourire de l’homme brillait jusque dans ses yeux, brulant d’une farouche honnêteté.

«Oh! Dominiek! » Comme si sa grand-mère venait de reconnaître son interlocuteur, elle s’approcha de lui a bras ouvert. «Jeune homme, vous ressemblez tant à votre père!» D’une familiarité qu’elle ne lui connaissait pas avec les gens extérieur à la famille, aïeule de la petite offrit une bise chaleureuse à ce Dominiek. Peut-être avait-elle bien connu le père de celui-ci?

Après un court échange, Dominiek ordonna aux danseuses de reprendre leur enchainement et accompagna Masha et sa grand-mère à l’extérieur. Une chimie étrange émanait de deux adultes, ce qui troublait la petite au plus haut point. Cet homme avait quelque chose de différent, qui cachait quelque chose, et de le voir si près de sa grand-mère ne lui plaisait pas.

«Masha, je te présente Dominiek. C’est son père qui m’enseignait la danse.» Cet annonce, ou peut-être le léger soupire empreint de nostalgie de sa grand-mère, apaisa les craintes de la jeune fille. Elle accepta donc de lui serrer la main en signe de politesse, mais…Le regard différent qu’il posa sur elle, la lueur étrange qui y brilla, secoua quelque chose au plus profond d’elle.  

Elle ne porta plus attention à la discussion qu’ils échangèrent, se contentant de les suivre jusqu’à la sortie, l’esprit ailleurs. Elle ne revint à la réalité que lorsque la porte de la voiture se referma
derrière elle et que sa grand-mère lui pris la main.

«Ce serait merveilleux pour toi! Une occasion comme celle-ci, je n’y crois presque pas!» L’excitation dans la voix de sa grand-mère s’estompa légèrement lorsqu’elle remarqua l’air perplexe qu’elle affichait. « Ne t’en fais pas, je m’occupe de tes parents. Ils ne pourront pas dire non!»

Dire non? À quoi? Simplement à une invitation au programme du ballet national de Moscou. Dominiek avait demandé à l’ancienne élève de son père s’il pouvait avoir l’honneur d’enseigner à sa petite fille. Masha s’était fait offrir une place de choix, malgré son jeune âge, à un programme de deux ans qui invitait les jeunes ballerines du pays à suivre une classe spéciale auprès des plus grands Maîtres du ballet. Jamais Masha ne se serait douté que là était le sujet de discussion dont elle n’avait rien écouté, mais elle se devait d’admettre qu’elle le regrettait à présent. Ou presque. Sa grand-mère, véritable ange gardien, l’avait fait pour elle. Et il n’y avait personne de mieux placer qu’elle pour défendre sa cause auprès de ses parents.

Il fallut deux jours. Deux jours pour qu’Olya parvienne à convaincre les parents de la petite et prenne toutes les dispositions nécessaires pour rendre cette opportunité de rêve possible. Les négociations avaient été féroces, mais tout en valut la peine. Masha avait la permission de rester en Russie avec sa grand-mère pour se consacrer à ce programme national de Ballet, à condition qu’au terme de celui-ci, elle retourne au japon. Où elle reprendrait sérieusement son éducation en main et n’aurait pas le droit d’arrêter ses études avant l’obtention d’un diplôme suffisant pour son avenir.

C’est ainsi que Masha passa les deux plus belles années de sa vie en compagnie de sa grand-mère et sa nourrice, qui l’avait suivi bien entendu. Mais aussi, en compagnie de cet homme étrange qui devint pourtant l’une des plus belle figure paternelle dont Masha aurait pu rêver. L’homme si intimidant était devenu son mentor, un modèle chevaleresque… Mais jamais elle ne sut la vérité. Comment le pourrait-elle? Elle qui ignorait à l’époque l’existence des vampires.

La puberté : Une épreuve propre à chacun…
À venir

Le poids de la vérité ou quand la normalité n’est qu’illusion.
à venir



Caractère



Calme : Douce petite fleur,  Masha est d’un naturel très  docile et calme. Il est plutôt rare de la voir discuter avec qui que ce soit. Non pas qu’elle soit misanthrope, timide ni même asociale, seulement la jeune femme n’est pas très habille pour formuler tout ce qui se passe dans sa si jolie tête. Ce qui peut parfois lui attirer des ennuis. Heureusement, si elle ne répond pas rapidement en mot, sa vitesse de réaction elle est tout bonnement stupéfiante. Peut-être son cerveau réagit simplement trop rapidement pour sa bouche? Quoi qu’il en soit, elle aime le calme et ne comprends pas ceux qui ont besoin d’exercer leurs muscles verbaux-moteurs en permanence.

Optimiste (à temps partiel) :  Dévouée et tendre, naïve et curieuse, son esprit enjoué se laisse aisément fasciner par ce qu’elle découvre. La jeune demoiselle aime la vie. Tout simplement. Du moins, depuis le jour où elle a fait une croix sur son souhait de vie normal en compagnie de ses parents. Depuis ce jour-là, elle est capable d’aimer chaque seconde de son existence. Elle croit en la beauté de la vie, en la bonté et a foi en ce qu’on pourrait qualifier de «destin». Elle n’est pas vraiment croyante, ses parents eux-mêmes ne l’étant pas du tout, mais elle a espoir en une force qui guide tous et chacun vers la fin heureuse qui nous est destinée. Elle veut faire le bien et répandre les ondes positives.

Montagne-«Russe» :  La nature étant ainsi faite, pour contre-balancer cette surcharge de bonheur, Masha est également dotée de cet horrible défaut de fabrication qui l’empêche d’être heureuse en présence de quelqu’un qui souffre (émotionnellement ou physiquement). Comme si tout son être ne pouvait vivre que par procuration. Le besoin de rendre les autres heureux est une chose contre laquelle il lui est impossible de lutter.  Par contre, lorsqu’elle est seule c’est une toute autre histoire! Elle est en mesure de se réjouir pour les moindres petits détails insignifiants de la vie- voir un nuage en forme de lapin, apercevoir un papillon qui «joue» dans les fleurs, l’odeur d’une tarte aux pommes qui sort juste du four ou entendre des rires.  Son plus grand défaut est donc son instabilité émotionnelle, car la moindre influence extérieure la perturbe.

Éclectique :Elle aime tout, elle n’aime rien. Elle aime un peu de tout et quelques riens. Courageuse et déterminée, elle a l’esprit grand ouvert sur le monde et aime découvrir ce qu’elle ne connait pas. Les grands maîtres de la musique classique, les inconnus avant-gardistes en passant par les boys bands. Les sushis et tartares, mais aussi frites et goulache. Elle peut apprécier les grands frissons que donnent les manèges et les classiques du cinéma de l’horreur, mais sait aussi apprécier les films d’actions dont 90% des scènes sont des courses de voitures et ne refuse pas de verser quelques larmes en feuilletant un bon roman.  Un jour, on lui demande quand est-ce qu’elle grandira en apprenant sa fascination pour les films pour enfants, alors que le lendemain on se demande si elle n’a pas une âme de vieille femme en la voyant tricoter au rythme des plus grands compositeurs classiques.

Physique




En la regardant de loin, son allure élancée ainsi que ses membres fins et délicats qui semblent être plus longs qu’ils ne le sont réellement, sans oublier son port de tête digne d’une reine, on devine tout de suite qu’on se trouve en présence d’une danseuse. Bien qu'encore jeune, Masha sait que son corps est et sera toujours celui d’une ballerine. Elle ne s’en plaint pas, car contrairement aux esprits fermés et méprisants, elle connait la vérité. Loin de l’anorexie, elle sait combien elle passe de temps à manger dans une journée et comment toute la sueur qu’elle verse avant le coucher du soleil brûle toute les calories qu’elle absorbe. Frêle d’apparence, au touché on remarque tout de suite qu’il n’en est rien et que sa musculature n’est pas à plaindre.

Lorsqu’on se rapproche, la première chose que l’on remarque chez la jeune femme, c’est qu’elle possède une paire d'yeux aux iris hypnotiques. Si sombrent qu’ils paraissent sans fond, bien que ses perles chocolatées imitent parfaitement l’ambre sous le soleil. Il est difficile de les ignorer lorsque l’on la regarde car son regard est  souligné par de volumineux cils noirs qui contrastent avec son teint de pêche qu’elle doit à sa génitrice.

Sa peau brillante et gorgée de soleil reflète la chair tendre de la pêche. D’allure lisse et unie telle une toile vierge, la peau de la jeune femme comporte cependant  une imperfection.  Aussi minime et discrète soit-elle, sa tache de naissance en forme de patte d’ours sur l’intérieur de sa cuisse droite dégage un certain charme. Bien qu’à ce jour, le nombre de personne ayant eu la chance d’y poser les yeux se compte sur les doigts d’une main…

Évidemment, ses interminables cheveux blonds ne passent que très rarement inaperçu. Ses traits fins et discrets, qui n’ont jamais réellement été examinés par le passé, s'harmonisent très bien à sa mâchoire peu prononcée qui néanmoins se termine un menton découpé au couteau, aux fossettes qui apparaissent lorsqu’elle sourit ainsi qu’à son nez étroit et droit. D’ailleurs, il n’y a que deux parties de son corps que ne respectent pas les qualificatifs « fin» et «discret» : Ses lèvres couleur biens définies, épaisses et foncées, ainsi que sa poitrine.

Si pour l’un, il s’agit d’un atout qu’on aime mettre de l’avant… Le second n’est pas reconnu comme commode dans l’univers du ballet.

Masha ne fait pas attention à la mode, elle ne s’intéresse même pas vraiment à quoi elle ressemble lorsqu’elle ne danse pas. La plus part du temps, donc, ses cheveux sont tout juste brossés sans plus. Les vêtements qu’elle porte doivent être confortable et se prêter à l’activité qu’elle entreprend, ce sont là les deux seuls critères sur lesquels elle se base lorsqu’elle pige dans ses tiroirs. Au plus grand malheur de sa nourrice qui tente parfois de lui préparer sa tenue en douce, s’arrangeant pour que l’ensemble soit ce sur quoi sa protégée pose la main en premier en ouvrant un tiroir le lendemain matin. Son taux de réussite n’est cependant pas très élevé…
Pseudo du joueur :   Nigthmarefalls


Dernière édition par Masha O. Yamada le Dim 13 Jan - 21:02, édité 3 fois
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Aizen Sôsuke
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MessageSujet: Re: Je parle japonais, mais je danse russe [ en conctruction]   Ven 11 Jan - 22:35

Bienvenue sur le forum et bon courage pour ta fiche. Smile

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Masha O. Yamada

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MessageSujet: Re: Je parle japonais, mais je danse russe [ en conctruction]   Ven 11 Jan - 22:57

Merci beaucoup !

Je vais essayer de finir l'histoire ce soir, car j'ai cours demain (vive l'université et les cours du samedi)... Sinon je m'y remettrai en rentrant pour tout terminé demain en soirée.

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Oscar Yuuji De Jarjayes
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MessageSujet: Re: Je parle japonais, mais je danse russe [ en conctruction]   Ven 11 Jan - 23:08

Bonsoir et bienvenu parmi nous.

J'ai hâte de lire l'intégralité de ta fiche Very Happy

N'hésite pas à te présenter sur le topic prévu à cette effet: Faisons connaissance
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Tetsuya Sato

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Masculin Emploi/loisirs : Patineur artistique

MessageSujet: Re: Je parle japonais, mais je danse russe [ en conctruction]   Sam 12 Jan - 9:43

Bienvenuuuuue cherry

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MessageSujet: Re: Je parle japonais, mais je danse russe [ en conctruction]   

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Je parle japonais, mais je danse russe [ en conctruction]
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